Présentation du Livre de Kiko Argüello “Annotations 1988-2014”. Discours du Cardinal Rouco

janvier 14, 2019

Katholische Akademie

10-06-2018 Berlin 

Cardinal Rouco: Mesdames et messieurs,

C’est pour moi un grand honneur et une vraie joie de vous présenter le livre “Annotations 1988-2014” de Kiko Argüello, fondateur du “Chemin Néocatéchuménal” avec la regrettée Carmen Hernandez récemment disparue et le Père Mario Pezzi. Le fait d’avoir renoncé à traduire le mot espagnol “Anotaciones” en allemand, démontre indéniablement la singularité de ce livre: s’agit-il de simples annotations? De simples notes d’un curriculum personnel et ecclésial? De notes autobiographiques? Ou peut-être s’agit-il d’un journal proprement dit portant sur un certain laps de temps? Compte tenu du fait que la distribution du texte est faite sous forme de notes qui s’inscrivent en quelque sorte de façon inconstante : événements, rencontres, vécu spirituel et religieux, expériences intimes de prières rédigées sous forme poétique. La première annotation est datée du 11 juillet 1989 à Pieve di Cadore; la dernière du 20 aout 2014 dans la grotte du Mont Moratalla, près de Caravaca de la Cruz, dans la région de Murcie en Espagne. Après une lecture intense, il m’est cependant venu à l’esprit un mot qui, à mon avis, est plus approprié comme titre du livre : confessions.

1. Oui, l’auteur se reconnait comme un fils prodigue non seulement de l’Eglise mais aussi de Dieu, qui a reçu une grâce extraordinaire à travers la proximité maternelle de Marie, la mère du Seigneur, c’est à dire la grâce d’une irrésistible conversion de son âme à Jésus Christ, son Seigneur et Sauveur. Son amour miséricordieux, débordant, toucha son cœur dans ces années décisives pour l’avenir d’une personne que sont celles de la jeunesse, années de croissance humaine et spirituelle : décisives pour le salut ou la ruine de l’homme. Ainsi l’exprime-t-il: «Tu t’es approché de moi et je t’ai crucifié. Tu n’as pas résisté au mal, tu ne t’es pas enfui, tu as continué de m’aimer, tu voulais entrer en moi. Je t’ai tué lorsque ton Je s’est fait Tu. Tu t’es offert pour moi, assassin, et Dieu le Père a accepté ton offrande et il t’a ressuscité. Il m’a pardonné et m’a fait pour toujours une seule chair avec toi. Est apparu l’amour que je ne connaissais pas» (Ann. 22). Aïe ! Quelle douleur la vie et mes péchés, sans Toi!» (Ann. 18).

Issu d’une famille madrilène de classe moyenne aisée, le jeune peintre de talent et au futur prometteur – il avait obtenu le Prix national de peinture espagnole à la fin des années cinquante -, se trouva immergé dans une crise spirituelle très profonde, et se sentit appelé par le Seigneur à partager le destin des pauvres des faubourgs de Madrid. Une ville aux quartiers périphériques bourbeux, en plein développement et en passe de devenir une ville de millions d’habitants, accablée par l’énorme poids des diverses problématiques sociales. Ainsi se présentait Madrid, capitale de l’Espagne, vingt ans à peine après la fin des trois années de guerre civile. La Bible en main et une guitare sur l’épaule, le jeune peintre Kiko Argüello, longue barbe et vêtements négligés – un vrai hippy! -, s’en alla vivre avec les plus pauvres de corps et d’âme dans les baraques de la périphérie abandonnée de cette grande cité en train de croitre démographiquement et architecturalement à un rythme vertigineux. Pour lui l’important était une annonce directe, forte et en même temps humble, du Kérygme évangélique aux hommes que le pouvoir du péché et de la mort avait blessé de manière dégradante dans les aspects les plus élémentaires de la dignité humaine. Avec ceux-ci, les plus pauvres d’entre les pauvres, Kiko partagea table et toit, amitié et disponibilité au service, en un mot, son destin : avec Mariano, qui était ivre tant de nuits, avec Joaquim et Antonia, José Agudo et Rosario… avec monsieur Juan, qui “dormait dans les ordures” et avec Carmen “bis”, la femme de Mariano et avec le “chulo muletas”, “le type aux béquilles” qui demandait l’aumône dans le métro… et avec beaucoup d’autres. Et puis aussi avec les quinze chiens décharnés, qui s’attachèrent à lui et le suivaient … et le poursuivaient ! Jusqu’à l’autobus et la station de métro de Atocha, jusqu’à ce que la police les arrête et les chasse de là. “Les chiens m’ont accompagné tout contents”, raconte-t-il, “jusqu’en haut des escaliers. Et il fut inutile de dire qu’ils ne m’appartenaient pas…”. Dans ce quartier humainement désolé – qui s’appelait “Palomeras”- est née la première petite communauté néocatéchuménale.

Les cours donnés par le Professeur Pedro Farnés à l’Institut Pastoral de Madrid, durant lesquels se produisit la rencontre avec Carmen Hernandez, signifièrent pour lui la découverte intellectuelle de la profondeur théologique à la base du renouveau liturgique et ecclésiologique du Concile Vatican II, qui allait donner au processus de formation ecclésiale et spirituelle des premières communautés néocatéchuménales, un fondement solide et sain s’agissant de la pratique liturgique, catéchétique et doctrinale. En cette heure de la naissance du chemin néocatéchuménal, la compréhension pastorale, l’appui canonique et la sympathie personnelle du premier archevêque de Madrid, Mgr Casimir Morcillo, une des figures éminentes de cet épiscopat modelé par le Concile Vatican II, n’ont pas manqué. Dans ce début réellement aventureux d’une nouvelle forme d’évangélisation d’esprit catholique et apostolique, Kiko Argüello sentit la proximité du Seigneur, perceptible dans le plus profond de son âme: “Ma vie était Toi, Seigneur… et ta présence constante”:

“Mon Jésus…

L’amour, et ton amour pour moi

total, absolu, infini.

Plein de tendresse et de compassion.

Tu es sûr, Seigneur.

Je voudrais être et être en toi

point du jour d’amour,

de vie éternelle.” (Ann. 459).

La réponse à la question du mal – “Quel mystère le mal ! Pourquoi? On vole, on ment, on pratique l’adultère, on assassine, on tue… la raison devenue folle et l’âme noyée” – c’est Lui, Sa miséricorde!

“Par le sentier caché,

dans cette forêt obscure,

par l’échelle secrète déguisée

de mille aïe! d’amour

avec l’âme blessée…

Ô Jésus, aie compassion de moi !…”

“ Fais-moi un,

parfaitement un en Toi” (Ann. 461).

2. Confession d’un charisme extraordinaire reçu et accepté pour le bien de l’Eglise universelle. C’était le moment historico-spirituel d’une expérience conciliaire qui allait marquer une époque dans l’histoire de l’Eglise. Un temps plein de questions, doutes et confusions pastorales ; mais aussi marqué par un courage théologique et pastoral plus audacieux. Dans cette conjoncture historico-salvifique pour l’Eglise, le Seigneur, son Divin Fondateur, son Chef et Pasteur suprême, vrai et invisible, comme il advint dans toutes les étapes historiques de transition rénovatrice, la remplit de ces dons particuliers de l’Esprit Saint, c’est à dire de ces “Dona” extraordinaires, “charismatica clarissima”, dont le Concile Vatican II parle de manière clairvoyante dans la Constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen Gentium (cf. LG 12).

La conversion que Kiko Argüello expérimenta juste avant le Concile – un retour inconditionnel vers la maison du Père ! – ne fut pas seulement spirituelle, mais aussi apostolique et ecclésiale et fut si transfigurante que pour lui, suivre le Christ était concevable uniquement sous la forme apostolique d’une existence totalement dédiée à la mission à l’intérieur de la communauté ecclésiale et au-delà de ses frontières externes et internes. Au plus profond de son coeur non seulement son péché lui faisait mal, mais aussi le péché de ses contemporains, particulièrement les péchés des hommes de celle qui fut une Europe chrétienne et de sa terre natale, l’Espagne : “Je suis un être méprisable et hypocrite… Ô Jésus, mon Seigneur… Viens ! Aide-moi… En toi seul je trouve l’amour pour les autres… Leurs misères et leurs souffrances m’émeuvent, et je pense que… s’ils connaissaient ton amour… Tu as été expulsé de la ville, ils t’ont fait sortir d’elle, comme on sort les poubelles, comme on sortait le bouc émissaire sur lequel tous les péchés du peuple avaient été invoqués.” (Ann. 24).

Il était urgent d’annoncer à nouveau le Kérygme dans toute sa clarté évangélique, ouvertement et publiquement. “La nouvelle évangélisation”, que Saint Jean Paul II plus tard revendiqua et fomenta avec tant d’énergie et de ténacité durant toute la période de son pontificat, vivait une aube nouvelle. Les paroles que la Sainte Vierge Marie avait adressées à Kiko Argüello le 8 décembre 1959, selon son témoignage : “Il faut faire des communautés chrétiennes comme la Sainte Famille de Nazareth qui vivent en humilité, simplicité et louange ; l’autre est Christ” (Ann.p.V) étaient comme les prémices incontestables de sa féconde réalisation chrétienne.

Face à la profonde crise de la foi largement généralisée dans le monde chrétien et particulièrement sur le continent européen (“La culture européenne donne l’impression d’être une ‘apostasie silencieuse’ chez l’homme autosuffisant qui vit comme si Dieu n’existait pas”, indiquait ainsi le Saint Père Jean-Paul II dans son Exhortation apostolique post-synodaleEcclesia in Europa” du 28 juin 2003, n 9), les petites communautés ecclésiales sont devenues indispensables. Le chemin pastoral approprié, et quasi incontournable, pour rejoindre l’objectif de petites communautés ecclésiales devra être l’instauration et la pratique d’un neocatéchuménat pour baptisés, sous une forme rénovée, inspiré par le catéchuménat de l’Eglise primitive des premiers siècles de l’histoire de l’Eglise. En lisant les Annotations de Kiko Argüello on peut voir comment le nouveau charisme du Chemin néocatéchuménal s’est développé du point de vue spirituel, ecclésial, pastoral et canonique durant les cinq dernières décennies de l’histoire de l’Eglise contemporaine. Face à l’incompréhension théologique et surtout pastorale de nombreuses personnes – tant du clergé que des laïcs – surgit l’accueil enthousiaste de bon nombre de prêtres et de fidèles pour lesquels s’est ouvert un nouvel horizon spirituel et apostolique. Un horizon dans lequel il est devenu chaque fois plus évident qu’une conception rénovée qui soit vraiment chrétienne et évangélisatrice de la pastorale diocésaine et paroissiale est possible et réalisable, assurément, dans le sens d’une appropriation authentique et fidèle de l’enseignement du Concile Vatican II, tel qu’il se présente tant dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium sur l’Eglise que dans la Constitution pastorale Gaudium et Spes sur l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui.

En suivant le récit narratif des Annotations, qui contiennent et fournissent de nombreuses informations, on constate comment l’initiateur du Chemin néocatéchuménal avec Carmen Hernandez et le Père Mario Pezzi ont parcouru le monde entier à un rythme impressionnant sur une période d’à peine deux décennies, se fatigant presque jusqu’à l’épuisement, pour annoncer eux mêmes le Kérygme du Seigneur Ressuscité, pour rencontrer et encourager les “itinérants”, pour réunir les frères et les soeurs des communautés néocatéchuménales, pour les soutenir dans leur mission dans le monde, et notamment à l’égard du témoignage courageux et en même temps humble de la famille chrétienne. D’autre part, les obstacles à l’intérieur de l’Eglise surgissent. Le refus de prêtres et évêques, l’hostilité de frères catholiques et les informations souvent déformées et fausses produites par le biais de réseaux sociaux ecclésiastiques font beaucoup de mal. Non moins douloureuses furent les campagnes de diffamation conduites par des centres d’information hostiles à l’Eglise, auxquelles le fondateur du “Chemin” dut aussi se confronter. Le 1er Juin 2001 il écrit : “Je suis en train de sortir d’une épreuve, d’une tentation terrible. J’ai connu la douleur de souffrir la calomnie, la trahison et le mensonge. Ils m’ont faussement dénoncé et accusé à coups de mensonges. Ils m’ont jugé et condamné sans m’écouter. Le Seigneur m’a remis à mes ennemis. (Ann. 337). En particulier, il fut très profondément blessé par la méchanceté de critiques désobligeantes qui se diffusèrent dans l’opinion publique madrilène de façon lancinante et humiliante contre les peintures qu’il réalisa dans l’abside de la cathédrale de la “Almudena” à l’occasion des noces du prince héritier de la Couronne d’Espagne Don Philippe avec Doña Laetitia. Le jeudi 2 juin 2004, Kiko notait: “Je reviens à ces pages après avoir été ballotté et ébranlé, exposé à la moquerie publique, insulté…” (Ann. 386)

La consolation qu’il allait expérimenter dans son “Calvaire” ecclésiastique et laïque allait être d’autant plus forte et chaleureuse. La reconnaissance canonique du “Chemin” par les Papes, le Bienheureux Paul VI, Saint Jean-Paul II et Benoît XVI arriva toujours au moment opportun lorsque l’hostilité des amis et des ennemis s’intensifiait et que la force du “séducteur” des âmes devenait chaque fois comme plus puissante. Après la lettre élogieuse de Paul VI au début des années soixante-dix, dans la première période post conciliaire, survint, le 29 juin 2002, l’approbation des statuts par Jean Paul II; suivirent l’approbation définitive des statuts par Benoit XVI, le 13 juin 2008 et celle du Directoire Catéchétique du Chemin Néocatéchuménal, en janvier 2012. La haute estime que Saint Jean Paul II a professée et manifestée au fondateur du “Chemin” était émouvante. Le 25 septembre 2002, après l’approbation des statuts, Kiko commente: “Le Pape nous a reçus à Castel Gandolfo. Il y avait tous les itinérants, les curés et les responsables des communautés les plus anciennes. Carmen et moi, quand nous sommes allés le saluer, il nous a embrassés, montrant devant tous l’amour qu’il a pour nous. Seigneur, donne au pape santé, force prophétique et consolation!” (Ann. 376). Les communautés du “Chemin” augmentaient partout dans le monde, le nombre des itinérants croissait sans interruption, des séminaires “Redemptoris Mater” s’ouvraient dans un nombre toujours plus grand de diocèses du monde entier ; apparait une nouvelle formule, jusqu’alors inconnue, de Missio ad Gentes: les familles en mission. Les rencontres avec des groupes d’évêques de tous les continents sont toujours en augmentation: elles se déroulent dans les pays respectifs ou à la “Domus Galilaeae”, près de la mer de Galilée. Elles se révèlent être une opportunité spirituellement très stimulante pour approfondir et avoir à cœur le vrai sens de la “communion” hiérarchique dans l’Eglise. Kiko a bien des fois été désigné par les papes Jean Paul II et Benoit XVI comme “auditeur” dans les synodes épiscopaux qu’ils convoquèrent. Les signes d’une grande reconnaissance ecclésiale envers le “Chemin” se répètent et se multiplient constamment.

3. Sont-elles finies pour Kiko les tribulations intérieures et extérieures du corps et de l’âme? Lorsqu’on parvient à la lecture de la dernière note des “Annotations” de l’année 2014, on perçoit combien tant dans le profond de son coeur que dans son existence personnelle, l’expérience spirituelle de la “nuit obscure de l’âme” a eu sur lui des répercussions toujours plus purificatrices et sanctificatrices jusqu’à l’extrême. En conclusion dans les “Annotations” de Kiko Argüello, brille une figure singulière empreinte d’une spiritualité chrétienne qui s’ajuste aux “signes des temps”, c’est-à-dire aux besoins intérieurs les plus profonds de l’homme actuel. Dans les circonstances les plus difficiles et les situations les plus douloureuses qu’il dut traverser sur le plan chrétien et ecclésial, Kiko chercha naturellement la solitude du désert pour prier et contempler. Il a toujours trouvé refuge dans la grotte de Moratalla, à Murcia, en Espagne. Par ailleurs, sa piété christologique et mariale déborde de lyrisme dans les nombreuses prières rédigées de manière poétique ; prières qui accompagnent spirituellement le cours de toute sa vie, comme cela transparait au fil des “Annotations”. La lecture spirituelle quotidienne de l’Ecriture Sainte – de l’Ancien et du Nouveau Testament – et, surtout, la familiarité spirituelle avec les Psaumes, proximité savourée et jamais désertée, imprègnent fortement sa vie de prière. L’influence théologique et ascétique des anciens “pères du désert” est mentionnée expressément dans divers passages des Annotations. Le modèle littéraire et la fascinante expérience spirituelle de Saint Jean de la Croix dans son Cantique Spirituel (avec quelques citations choisies de Sainte Thérèse de Jésus) confèrent à la personnalité intérieure et ecclésiale de Kiko Argüello les traits fondamentaux les plus caractéristiques de la spiritualité classique espagnole. Ainsi l’exprime-t-il dans ses dernières poésies avec lesquelles il termine les Annotations:

“Je voudrais être en pleurant,

compagnon de l’âme,

mon Jésus,

un cerf blessé qui,

perdu dans le bois obscur,

ne trouve pas de consolations.

Cerf assoiffé,

cerf blessé” (Ann. 499).

“Et vivre et vivre

dans le souvenir constant de toi

Dans ce sans fin d’instants

qui ne cessent pas,

avec mon coeur blessé ” (Ann. 500).

La mort de Carmen, le 19 juillet 2016, le remplit de douleur :

“Pourquoi pleures-tu, mon âme ?

Pourquoi pleures-tu ?

Carmen s’en est allée avec le Seigneur ” (Ann. 506).

“Combien le Chemin doit à Carmen!” (Ann. 505).

Ce livre de confessions de Kiko Argüello – confessions d’une vie donnée inconditionnellement au Seigneur et à son Eglise, confessions d’un extraordinaire charisme pour l’Eglise du Concile Vatican II – correspond parfaitement aux paroles d’estime que notre Saint Père François a exprimées sur le “Chemin” le 5 mai de cette année [2018] devant des milliers et milliers de frères venus du monde entier à Rome, à Tor Vergata, pour célébrer les 50 ans de ses débuts à Rome :

“Chers frères et soeurs, votre charisme est une grande grâce de Dieu pour l’Eglise de notre temps”. Kiko savait très bien – les paroles de la Mère du Seigneur, entendues par lui dans sa maison paternelle de Madrid en ces jours lointains de sa conversion, et il ne les a pas oubliées – que le “Chemin” comme un merveilleux charisme pour l’Eglise de notre siècle n’aurait pas été possible sans l’intercession de Marie et que son “seul à seul” n’aurait jamais eu lieu : “Il te dit : ‘Voici ta Mère’. Oui, c’est elle qui m’aide à ne pas descendre de la volonté de Dieu, à ne pas pécher. Elle a connu dans son coeur la douleur du péché sur la chair de son Fils, elle sait, elle connaît, elle t’aidera. Elle, vivante au Ciel, prie pour moi”. (Ann. 180).